L’ histoire du COLIBRI de Pierre Rabhi…

Je me suis retrouvée marchant dans ce sombre couloir bordé de longues rangées de boxes.

C’était la première fois que je découvrais un grand centre équestre citadin (connu et même reconnu!).

Tout me faisait plutôt penser à un centre de détention: les barreaux, le bruit froid des portes en fer coulissantes, les rares ouvertures sur l’extérieur…

Je sentis comme une boule d’angoisse et de tristesse naître dans mon ventre et s’amplifier pour envahir mon cœur.

Dans ma tête ne cessait de résonner ce mot: Liberté, Liberté

 liberté

Mais suis je donc la seule à ressentir ces émotions en découvrant ces magnifiques créatures derrières des barreaux…

L’Homme n’est il pas doté de ces deux sentiments nommés l’empathie et la compassion!

Mais tout ce petit monde “humain” continuait à vaquer à ses propres occupations comme si tout était à sa place, normal!

Des phrases de mes nombreuses lectures me revenaient en tête:

“… A l’échelle des temps géologiques, et même à l’échelle du temps humain, le cheval est un compagnon très récent de l’homme, un animal dont la “sauvagerie” originelle est à fleur de peau.

Domestique, rien d’essentiel ne le distingue de l’animal sauvage dont il est issu.

Il n’est pas devenu autre chose, un artifice, une chimère susceptible de supporter sans séquelles les bouleversements drastiques imposés à sa forme, à ses instincts et à son environnement…”

Arrivée au bout de ce couloir, devant le dernier boxe, à ma droite,  je découvris un bel étalon d’un noir profond;

Sur sa porte était noté son nom: Black

Un ballon rouge accroché aux barreaux attira mon attention, je trouvais ça pathétique…

Mon regard fit le tour de son espace de vie à la recherche de foin…de paille…mais rien!

Il était d’ailleurs mentionné sous son nom:

2 rations/jour: matin et soir

Je surpris son voisin en train de manger sa litière mélangée à ses crottins…

Souffrance d’un estomac vide rempli de bile?

Ou une des conséquences d’un ennui continuel et mortel?

J’ai plongé mon regard dans tes yeux sombres, joli Black, mais je n’y ai trouvé aucune étincelles…

Est ce cela la domestication?

Une prédation lente où l’Homme puise sans cesse ta force et ton énergie vitale?

A travers les barreaux, tu as posé ta tête sur mon épaule; J’ai fermé les yeux et posé mes mains sur toi en murmurant: Pardon

Les images ont défilées:

Je t’ai vu Black, grand seigneur, marché avec tes semblables dans les vastes plaines;

Ta crinière emmêlée par le souffle de la liberté…

Étincelant, rayonnant, magnifique..

Roberto Dutescophoto de Roberto Dutesco

Sylvie! Tu ne peux pas changer ce Monde! C’est comme ça!

J’entends souvent cette phrase et je ne peux m’empêcher de penser à l’ histoire du COLIBRI de Pierre Rabhi:

histoire du colibri

Moi aussi, je veux faire ma part pour changer ce Monde!

Et vous ?

Gandhi ne disait il pas:

sois-le-changement-que-tu-veux-voir-dans-le-monde-gandhi

 

Alors, je ferais de mon mieux pour être ce que je voudrais que le monde soit.

Pour toi Black et tous les autres <3

signature-ania

 

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